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Journée de lutte pour les droits des femmes à Argenteuil

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Malgré le contexte à Argenteuil, nous avons quand même relevé le défi,nous nous félicitons de la belle réussite du débat organisé le 25 mars par l’espace femmes citoyennes de l’ATMF dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Cet événement a été placé sous le thème de : « Hommage aux femmes migrantes »
Après l’accueil, une séance de visionnage du film documentaire « Les roses noires » réalisé par Hélène Milano.
Au moins 60 personnes ont participé à ce moment de réflexion, un bel échange avec la salle en majorité des femmes des différents ateliers, elles n’ont pas hésité à poser des questions et à réagir. Notre fierté est de donner la parole à celles qui n’ont pas l’occasion de la prendre!
Les deux intervenantes Fatima Ouassek et Kamilia ABSI ont été enchantées par l’ambiance et la solidarité féminine qui s’organisait dans cet espace.
Après avoir souhaité la bienvenue, le mot de l’ATMF était dédié aux femmes migrantes qui luttent au quotidien pour faire vivre leurs familles souvent dans des conditions pénibles.
Premier volet de discussion: L’avocate, Kamilia ABSI très impliquée dans la défense des droits des femmes en particulier victimes de violences conjugales a expliqué les enjeux liés au statut personnel des femmes Maghrébines en France particulièrement lorsqu’elles sont confrontées au divorce, le droit commun s’applique à tous sauf pour les Marocains qui sont liés par la convention bilatérale de 1981.La loi est bien faite , elle protège les femmes à condition d’être informées et accompagnées.
Souvent, les hommes vont divorcer unilatéralement en Algérie, au Maroc en Tunisie, c’est plus rapide et on ne paie pas de pension alimentaire!
Maitre Absi a insisté sur les pièges à éviter et surtout ne pas céder au chantage à la carte de séjour lorsqu’il y a violence la loi les protège, autre situation, l’avocate a évoqué l’importance de se saisir de l’ordonnance de protection qui permet à la femme de garder son logement et c’est à celui qui a usé de force et de maltraitance qui doit partir.
Ne pas hésiter à porter plainte et surtout de se faire aider par les associations comme l’ATMF, dont elle a salué le travail et les nombreuses situations qu’elle a dû défendre grâce à ce partenariat.
Ce sujet développé par l’avocate a beaucoup intéressé le public.L’avocate intervient à l’ATMF d’Argenteuil 1 fois par semaine.
Deuxième volet: Fatima Ouassak, politologue a mené des recherches autour des discriminations subies par les femmes issues de l’immigration post coloniale, elle est l’auteure du livre : « Discriminations, Classe/ genre/ race » repères pour comprendre et agir contre les discriminations.
Fatima Ouassak a développé l’approche intersectionnelle d’une façon très claire et accessible à l’auditoire.
Dans la tradition et dans les esprits des dominants (post colonial) La migrante est encore perçue comme une femme soumise ou manipulée par sa famille.
Elle a évoqué certaines représentations folkloriques qui persistent encore : la femme Maghrébine pour son couscous, l’africaine pour le ménage, la garde d’enfants etc.
A la différence des femmes françaises féministes qui ont déjà gagné des luttes et sont devenues l’égales à l’homme Il y aurait semble t-il une volonté inconsciente ou consciente de maintenir les femmes issues des migrations, dans des métiers d’aide à la personne, de nounou etc. et que des femmes migrantes qui réussissent ou qui osent parler, dérangent.
Troisième volet: Des témoignages, très émouvants de femmes courageuses qui malgré ce qu’elles ont enduré, ont pu raconter leurs parcours.
Enfin, elles ont salué le travail de l’ATMF et de l’aide précieuse qu’elle leur apporte surtout dans des situations très complexes : abandon en Algérie etc.
L’ATMF peut être fier d’avoir rassemblé des femmes qui habituellement sont inaudibles et invisibles pourtant elles avaient tellement de choses à dire, elles nous donnent de véritables leçon de vie!
Nous avons terminé ce moment par le pot de l’amitié ou « thé à la menthe » accompagné de petites douceurs concoctés par l’espace femmes citoyennes.
Et pour clôturer cette belle après-midi sur une note poétique, des poèmes écrits dans le cadre de l’atelier photo-langage encadré par Sarah Dhormann, lus par les femmes, merci à toutes et à tous pour la réussite de cette journée et particulièrement à :
Souad, Hayet, Camila, Lucille, Karima, Fatima, Kadour, Nassredine, Mohamed, Mokhtar etc.
Merci aux associations présentes à Najat Tahani vice présidente de l’ATMF, et aux associations présentes…
Merci aux intervenantes.
Fouzia

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